Ces scènes datent du 14 avril 2020, en plein premier confinement français lié au Covid-19, et non de l’actualité de 2026 : leur date d’indexation en ligne ne correspond pas à celle de leur publication. La rubrique « Scènes de chefs » de Food & Sens suivait alors les cuisiniers à travers les photos qu’ils diffusaient sur les réseaux sociaux. Cinq confinements très différents s’y croisent : un repas offert aux soignants, une maladie, un temps d’étude, une vie de famille, un marais. Le fil rouge reste le geste de Christian Le Squer, qui a cuisiné pour l’hôpital Robert Debré.
Un repas de Pâques pour 170 soignants à Robert Debré
Les chefs des restaurants du palace George V ont préparé un repas de Pâques pour les 170 soignants de l’hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement de Paris. Christian Le Squer (Le Cinq, trois étoiles Michelin) l’a réalisé avec Alan Taudon, chef de L’Orangerie (une étoile) : un repas « à six mains », selon la formule rapportée par Food & Sens. Le menu y est décrit comme « cinq étoiles et surtout bien équilibré ». La source ne détaille ni les plats ni les produits utilisés.
Le chef explique son geste en une phrase, telle que la rapporte la rubrique : il juge « important, en tant que chef étoilé, de prendre du temps pour les autres ». Il avait aussi réalisé un repas pour une maison de retraite en Bretagne, sans que la source en précise les modalités.
David Muñoz, douze jours de maladie et le goût qui ne revient pas
À Madrid, le chef de DiverXO (trois étoiles Michelin) racontait une tout autre expérience : celle de la maladie. Il disait avoir traversé 12 jours avec « certains très mauvais jours », puis un mieux. Le goût et l’odorat, eux, n’étaient pas encore revenus. Food & Sens le montrait confiné, remis de son infection au Covid-19 et cuisinant à la maison.
Il s’agit de son état à la date de l’article, et de lui seulement : la source ne dit rien de la suite. Le cadre est aussi différent de celui des chefs français, puisque l’Espagne vivait son propre confinement, selon son propre calendrier.
Clément, Guérin, Lefebvre : trois façons de rester chez soi
En Sologne, Didier Clément, du Grand Hôtel du Lion d’Or à Romorantin-Lanthenay, vivait ce que Food & Sens appelle un « confinement studieux ». Il partageait des recettes à faire chez soi, dont un poulet en croûte de pain, décrit comme « simple et savante à la fois ». La source ne donne ni ingrédients, ni quantités, ni cuisson : pour le refaire, c’est donc la recette publiée par le chef lui-même qu’il faut chercher. Ceux qui aiment les volailles et leurs accompagnements trouveront de quoi prolonger l’idée avec un chapon cuit lentement au four, autre rôti de fête.
En Brière, Éric Guérin (La Mare aux Oiseaux, une étoile) passait son confinement depuis son restaurant, au cœur du marais. La rubrique rapporte sa formule : il fallait, disait-il, « reprendre le dialogue avec le temps ». La source n’en dit pas davantage sur ses journées.
À Los Angeles, Ludo Lefebvre, chef français installé aux États-Unis, était présenté « en famille et lui aussi confiné ». Son confinement se déroulait dans un cadre américain, distinct de celui de ses confrères français. Food & Sens ne précise pas ce qu’il cuisinait.